Le décret tertiaire impose une réduction progressive de la consommation énergétique des bâtiments. Pour vous aider à vous y conformer, la plateforme OPERAT de l’ADEME est un outil central. Elle permet de déclarer vos consommations et de suivre vos performances. Cet article vous guide à travers les démarches et les enjeux de ce dispositif.
Points Clés à Retenir
- La plateforme OPERAT est l’outil officiel de l’ADEME pour déclarer les consommations énergétiques des bâtiments tertiaires soumis au décret tertiaire.
- Tous les bâtiments tertiaires de plus de 1000 m² sont concernés, qu’ils soient à usage de bureaux, commerces, santé, enseignement, etc.
- La déclaration annuelle sur OPERAT est obligatoire et doit inclure les consommations d’énergie et l’année de référence.
- Des objectifs de réduction de consommation sont fixés pour 2030, 2040 et 2050, avec une notation Éco Énergie Tertiaire pour évaluer vos progrès.
- Le non-respect des obligations peut entraîner des sanctions, il est donc important de bien suivre vos démarches et d’envisager des solutions d’accompagnement si nécessaire.
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ToggleComprendre le dispositif opérat et le décret tertiaire
Qu’est-ce que la plateforme opérat ?
La plateforme OPERAT, mise en place par l’ADEME, est le système centralisé pour la gestion et le suivi des obligations énergétiques liées au décret tertiaire. Elle permet aux propriétaires et exploitants de bâtiments tertiaires de déclarer leurs consommations d’énergie annuelles. C’est un outil indispensable pour s’assurer de la conformité réglementaire et visualiser les performances énergétiques de vos biens immobiliers. Elle sert de référence pour l’ensemble des données collectées et des objectifs fixés.
Les objectifs du décret tertiaire
Le décret tertiaire, issu de la loi ELAN, vise à réduire significativement la consommation d’énergie finale des bâtiments tertiaires en France. Les objectifs sont ambitieux et progressifs :
- Réduction de 40 % d’ici 2030 par rapport à une année de référence (entre 2010 et 2019).
- Réduction de 50 % d’ici 2040.
- Réduction de 60 % d’ici 2050.
Ces réductions contribuent à la lutte contre le changement climatique et à l’amélioration de la performance globale du parc immobilier tertiaire français. L’atteinte de ces objectifs peut se faire via des actions sur les usages, les équipements, ou par des travaux de rénovation. La plateforme opérat permet de suivre ces évolutions.
Les acteurs concernés par le décret tertiaire
Le décret tertiaire s’adresse principalement aux propriétaires et aux locataires de bâtiments ou ensembles de bâtiments à usage tertiaire, dont la surface de plancher est supérieure ou égale à 1 000 m². Cela inclut une large variété d’activités :
- Bureaux
- Commerces
- Hôtels et restaurants
- Établissements de santé et d’enseignement
- Entrepôts et locaux logistiques
- Gares et aérogares
- Salles de sport et culturelles
Même les entreprises industrielles ou agricoles possédant des bureaux de plus de 1 000 m² sont concernées. L’identification précise des entités fonctionnelles assujetties (EFA) est donc une étape clé pour déterminer qui doit déclarer sur OPERAT.
Identifier les bâtiments assujettis à opérat
Avant de pouvoir déclarer vos consommations sur la plateforme OPERAT, il est indispensable de déterminer quels bâtiments entrent dans le champ d’application du décret tertiaire. Cette étape est fondamentale car elle conditionne l’ensemble de vos démarches futures.
Les critères de surface pour les bâtiments tertiaires
Le décret tertiaire s’applique aux bâtiments ou parties de bâtiments à usage tertiaire, qu’ils soient publics ou privés. Le critère principal est la surface de plancher. Si la surface de plancher d’une entité fonctionnelle assujettie (EFA) dépasse 1000 m², elle est concernée par la réglementation. Il est important de noter que cette surface s’entend pour les activités tertiaires uniquement. Les ensembles de bâtiments situés sur une même unité foncière sont également pris en compte si la somme des surfaces tertiaires atteint ce seuil de 1000 m².
Les types d’activités tertiaires concernées
Le décret vise un large éventail d’activités. Cela inclut, sans s’y limiter :
- Les bureaux (publics et privés)
- Les commerces et centres commerciaux
- Les établissements d’enseignement
- Les établissements de santé
- Les hôtels et hébergements touristiques
- Les entrepôts et locaux de stockage (si une partie est dédiée à une activité tertiaire)
- Les plateformes logistiques
Il est essentiel de bien qualifier l’activité principale de chaque bâtiment pour s’assurer de son assujettissement. Les structures du secteur non-marchand, comme les hôpitaux ou les administrations, sont également concernées si elles disposent de locaux tertiaires excédant 1000 m².
Les bâtiments exclus du dispositif
Certaines catégories de bâtiments sont explicitement exclues du dispositif du décret tertiaire. Il s’agit principalement :
- Des constructions ayant fait l’objet d’un permis de construire précaire.
- Des bâtiments ou parties de bâtiments destinés au culte (lieux de prière).
- Des bâtiments ou parties de bâtiments utilisés pour la défense nationale, la sécurité civile ou la sûreté intérieure du territoire.
Il est donc important de vérifier si vos bâtiments entrent dans l’une de ces catégories d’exclusion avant de procéder à toute démarche déclarative. Une bonne identification de votre patrimoine assujetti est la première étape vers la mise en conformité avec le décret tertiaire.
Les étapes clés pour déclarer sur opérat
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Pour se conformer au décret tertiaire, la plateforme OPERAT est votre outil principal. La démarche peut sembler complexe au premier abord, mais elle se décompose en plusieurs étapes logiques. Il est important de bien les appréhender pour une déclaration réussie.
Définir les entités fonctionnelles assujetties (EFA)
La première action consiste à identifier et déclarer ce que l’on appelle les Entités Fonctionnelles Assujetties (EFA). Une EFA représente une surface tertiaire soumise à l’obligation du décret. Pour chaque EFA, vous devrez renseigner des informations précises comme l’adresse du bâtiment, sa surface totale exploitée, la nature de l’activité tertiaire qui s’y déroule, et surtout, l’année de référence que vous choisissez pour vos consommations. Cette année de référence est capitale car elle servira de base pour calculer vos objectifs de réduction. Il est donc conseillé de choisir une année représentative de vos consommations habituelles.
Choisir l’année de référence pour vos consommations
Comme mentionné, le choix de l’année de référence est une étape déterminante. Cette année doit se situer entre 2010 et 2022. Une année mal choisie, par exemple une année où les consommations étaient exceptionnellement basses ou élevées, pourrait fausser le calcul de votre trajectoire de réduction et rendre l’atteinte des objectifs plus ardue. Il est souvent recommandé de consulter vos données historiques pour sélectionner l’année la plus pertinente. Une mauvaise sélection peut mener à des difficultés ultérieures, comme le souligne la nécessité de ne pas négliger la qualité des données déclarées sur OPÉRAT.
Renseigner les données de consommation énergétique
Une fois vos EFA définies et votre année de référence choisie, il faut passer à la saisie des consommations énergétiques. Cela concerne toutes les énergies utilisées par le bâtiment : électricité, gaz naturel, gaz propane, fioul, réseaux de chaleur ou de froid, etc. Les données à fournir sont les consommations annuelles pour chaque type d’énergie. Vous pouvez saisir ces informations manuellement, en vous basant sur vos factures, ou utiliser des outils plus avancés. Pour les propriétaires de plusieurs sites, l’utilisation d’un système de gestion de l’énergie (EMS) peut grandement simplifier cette tâche et réduire les risques d’erreurs. Il est possible de se faire accompagner pour cette étape, notamment par des professionnels qui peuvent aider à la collecte et à la validation des données. L’objectif est de fournir des chiffres fiables pour que la plateforme puisse calculer précisément vos performances et vos objectifs. Les informations collectées permettent ensuite à OPERAT de générer une attestation annuelle, un document important pour justifier de votre conformité.
La précision des données renseignées est primordiale. Des informations erronées peuvent entraîner une mauvaise évaluation de vos performances et compliquer la mise en conformité avec le décret tertiaire.
Les modalités de déclaration sur la plateforme opérat
Une fois que vous avez identifié les bâtiments concernés par le décret tertiaire et défini vos Entités Fonctionnelles Assujetties (EFA), il est temps de passer à la déclaration proprement dite sur la plateforme OPERAT. Cette étape est essentielle pour le suivi de vos obligations. L’ADEME met à disposition un outil qui offre plusieurs options pour remplir cette obligation.
Saisie directe des données sur opérat
La méthode la plus directe consiste à saisir manuellement vos données de consommation énergétique directement dans les champs prévus à cet effet sur la plateforme OPERAT. Cela implique de se connecter à son espace personnel et de renseigner, pour chaque EFA, les informations requises : année de référence, consommations par type d’énergie (électricité, gaz, chaleur, etc.), et éventuellement des indicateurs d’intensité d’usage si votre activité le justifie. Cette approche demande une attention particulière pour éviter les erreurs de saisie. Il est recommandé de rassembler toutes vos factures et données énergétiques avant de commencer.
Utilisation d’outils tiers pour la déclaration
Pour simplifier le processus, notamment si vous gérez un parc immobilier important ou des données complexes, il est possible d’utiliser des outils tiers. Ces solutions peuvent être des logiciels de gestion de l’énergie (EMS) ou des systèmes développés spécifiquement pour répondre aux exigences du décret tertiaire. Ces outils permettent souvent d’importer les données directement depuis vos systèmes comptables ou de gestion technique du bâtiment. Ils peuvent également effectuer des calculs préliminaires et vérifier la cohérence des informations avant leur transmission à OPERAT. L’interface entre votre outil et la plateforme OPERAT est généralement gérée via des échanges de fichiers ou des API.
Désigner un mandataire pour vos démarches
Si vous ne disposez pas des ressources internes ou de l’expertise nécessaire, vous avez la possibilité de déléguer la déclaration sur OPERAT à un tiers. Ce mandataire peut être un bureau d’études spécialisé dans l’efficacité énergétique, un prestataire de services ou même un gestionnaire de réseau de distribution d’énergie, sous certaines conditions. En confiant cette tâche à un professionnel, vous vous assurez que la déclaration est effectuée correctement et dans les délais impartis. Le mandataire agira en votre nom et sera responsable de la transmission des données sur la plateforme OPERAT.
La déclaration annuelle sur OPERAT est une obligation réglementaire. Il est donc primordial de s’assurer de la fiabilité des données transmises et de respecter les échéances fixées, notamment la date limite du 30 septembre pour la déclaration de l’année N-1.
Voici les étapes générales pour la déclaration :
- Création du compte : Si ce n’est pas déjà fait, créez votre compte sur la plateforme OPERAT.
- Déclaration de l’EFA : Enregistrez chaque Entité Fonctionnelle Assujettie concernée.
- Saisie des consommations : Renseignez les données énergétiques annuelles pour chaque EFA.
- Validation : Vérifiez les informations et validez votre déclaration avant la date limite.
Suivre et évaluer vos performances énergétiques
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Une fois vos données déclarées sur la plateforme OPERAT, le suivi et l’évaluation de vos performances énergétiques deviennent une étape continue et essentielle. Il ne s’agit pas seulement de cocher une case réglementaire, mais bien de comprendre où vous en êtes par rapport aux objectifs fixés par le décret tertiaire.
Comprendre l’attestation annuelle OPERAT
Chaque année, après votre déclaration, OPERAT génère une attestation. Ce document est votre principal outil pour visualiser vos progrès. Il détaille votre consommation énergétique, la compare aux objectifs de réduction qui vous sont propres, et indique si vous êtes sur la bonne voie. Il est donc primordial de bien analyser cette attestation pour identifier les éventuels écarts. Elle sert également de preuve de votre démarche auprès des autorités.
La notation Éco Énergie Tertiaire
Au-delà de l’attestation, OPERAT attribue une notation Éco Énergie Tertiaire. Cette notation, allant d’une feuille grise à trois feuilles vertes, offre une appréciation visuelle de votre performance énergétique. Elle prend en compte plusieurs facteurs, dont vos consommations corrigées des variations climatiques et vos émissions de gaz à effet de serre. Une bonne notation peut valoriser votre patrimoine immobilier.
Analyser les résultats de vos déclarations
L’analyse des résultats va au-delà de la simple lecture des documents générés. Il s’agit de comprendre les tendances sur plusieurs années. Voici quelques points clés à examiner :
- Évolution des consommations : Suivez la baisse effective de vos consommations d’énergie (électricité, gaz, chaleur, etc.) année après année.
- Trajectoire de réduction : Vérifiez que vous respectez la trajectoire de réduction qui vous a été assignée, en tenant compte de votre année de référence.
- Indicateurs d’intensité d’usage : Si vous avez renseigné des indicateurs liés à l’occupation ou à l’activité de vos bâtiments, analysez leur impact sur la consommation.
- Émissions de gaz à effet de serre : Évaluez la réduction de votre empreinte carbone, un objectif clé du décret.
Une analyse approfondie des données déclarées sur OPERAT permet non seulement de s’assurer de la conformité réglementaire, mais aussi de dégager des pistes d’optimisation concrètes. Ignorer ces résultats, c’est passer à côté d’opportunités d’économies et d’amélioration de la performance de vos bâtiments.
Le suivi régulier des consommations énergétiques est une démarche proactive qui permet d’identifier rapidement les anomalies et d’ajuster vos stratégies de gestion. Cela contribue à une meilleure efficacité énergétique globale et peut se traduire par des économies financières substantielles, tout en améliorant la performance environnementale de vos actifs immobiliers [b940].
Les leviers pour se conformer au décret tertiaire
Pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par le décret tertiaire, une approche structurée et multi-facettes est nécessaire. Il ne s’agit pas uniquement d’engager des travaux coûteux, mais d’abord d’optimiser ce qui existe déjà. Les leviers d’action sont variés et peuvent être combinés pour maximiser les gains énergétiques.
Optimisation des usages et des équipements
La première étape consiste souvent à revoir la manière dont l’énergie est utilisée au quotidien. Cela passe par une analyse fine des consommations pour identifier les postes les plus énergivores et les potentiels d’économies. L’ajustement des paramètres de fonctionnement des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) est un levier rapide et efficace. Par exemple, une simple modification des consignes de température ou des plages horaires de fonctionnement peut générer des réductions significatives. Il en va de même pour l’éclairage : s’assurer que les lumières sont éteintes dans les zones inoccupées et optimiser l’utilisation de la lumière naturelle sont des gestes simples mais impactants. L’installation de systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB) ou de systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments (BACS) peut automatiser ces optimisations et fournir des données précieuses pour un suivi continu. Ces systèmes permettent de piloter plus finement les équipements et de réagir rapidement en cas de dérive de consommation.
Rénovation énergétique des bâtiments
Lorsque l’optimisation des usages atteint ses limites, la rénovation énergétique devient une étape clé. Cela peut inclure des travaux d’isolation thermique pour réduire les déperditions de chaleur en hiver et les apports de chaleur en été. Le remplacement des menuiseries anciennes par des modèles plus performants, l’isolation des toitures, des murs ou des planchers bas sont autant d’actions qui améliorent le confort des occupants tout en réduisant la demande énergétique. La modernisation des équipements de production d’énergie (chaudières, systèmes de climatisation) par des modèles plus efficaces, voire l’installation d’énergies renouvelables, contribue également à l’atteinte des objectifs. Ces investissements, bien que plus conséquents, offrent des gains durables et participent à la valorisation du patrimoine immobilier.
Gestion active des consommations
Au-delà des actions ponctuelles, une gestion active et continue des consommations est indispensable pour maintenir les performances dans le temps. Cela implique la mise en place d’un suivi régulier des données énergétiques, idéalement via des outils numériques dédiés à la gestion de l’énergie (EMS). Ces plateformes permettent de visualiser les consommations en temps réel, de détecter les anomalies, de suivre l’atteinte des objectifs et de planifier les actions correctives. La maintenance préventive des installations techniques est également un aspect crucial pour garantir leur bon fonctionnement et éviter les surconsommations liées à des dysfonctionnements. Enfin, la sensibilisation et l’implication des occupants sont souvent sous-estimées mais représentent un levier puissant. Encourager les écogestes et informer sur les enjeux de la sobriété énergétique peut transformer les comportements et contribuer significativement aux économies d’énergie. L’atteinte des objectifs du décret tertiaire repose sur une combinaison de ces différentes stratégies, adaptées à chaque bâtiment et à ses spécificités pour une meilleure compréhension des objectifs.
La conformité au décret tertiaire ne se résume pas à une simple démarche administrative ; elle s’inscrit dans une logique d’amélioration continue de la performance énergétique des bâtiments. Une approche globale, combinant optimisation des usages, rénovation ciblée et suivi rigoureux, est la clé du succès.
Les échéances réglementaires et les risques de non-conformité
Il est important de bien comprendre les dates clés et les conséquences si vous ne respectez pas le décret tertiaire. La plateforme OPERAT est là pour suivre tout ça, mais il faut jouer le jeu.
Calendrier des prochaines déclarations sur opérat
La déclaration annuelle sur OPERAT est une obligation. Elle permet de suivre l’évolution de vos consommations énergétiques. Il faut s’y prendre à l’avance pour ne pas être pris au dépourvu. Les dates limites sont fixées et il est essentiel de les respecter pour éviter tout problème.
Voici les grandes étapes à garder en tête :
- Déclaration annuelle des consommations : Vous devez soumettre vos données énergétiques chaque année. La date limite est généralement fixée à la fin de l’année suivant l’année de référence.
- Dépôt du dossier technique de modulation : Si vous rencontrez des difficultés pour atteindre les objectifs, vous pouvez demander une modulation. Ce dossier doit être déposé avant le 30 septembre 2027 pour le premier cycle d’échéance (qui se termine en 2030).
- Atteinte des objectifs intermédiaires : Des paliers de réduction sont à atteindre régulièrement. Le premier objectif est de 40% de réduction d’ici 2030.
Conséquences d’une non-déclaration ou d’une non-atteinte des objectifs
Ne pas déclarer ses consommations sur OPERAT ou ne pas respecter les objectifs de réduction a des répercussions. L’administration peut lancer une procédure de contrôle. Dans un premier temps, une mise en demeure est envoyée pour vous demander de régulariser votre situation. C’est une chance de corriger le tir.
L’absence de pilotage énergétique efficace est souvent la cause principale des écarts de performance, plus qu’un défaut des équipements eux-mêmes. Il est donc primordial de mettre en place une stratégie de suivi et d’action.
Les sanctions administratives encourues
Si, malgré la mise en demeure, la situation n’est pas régularisée, des sanctions peuvent s’appliquer. Le décret tertiaire prévoit des amendes : jusqu’à 1 500 € pour les personnes physiques et 7 500 € pour les personnes morales. De plus, un dispositif de "name and shame" existe : les noms des organisations qui ne respectent pas leurs obligations peuvent être rendus publics. C’est une mesure de transparence qui vise à encourager la mise en conformité de tous les acteurs du secteur tertiaire. Il est donc fortement conseillé de bien suivre les obligations du décret tertiaire pour éviter ces désagréments.
L’accompagnement pour la mise en conformité opérat
Se conformer au décret tertiaire et à la plateforme OPERAT peut représenter un défi. Heureusement, plusieurs formes d’accompagnement existent pour vous aider à naviguer ces obligations.
Le rôle des bureaux d’études spécialisés
Les bureaux d’études spécialisés en performance énergétique sont des partenaires clés. Ils apportent une expertise technique pointue pour analyser vos consommations, identifier les pistes d’amélioration et vous aider à constituer votre dossier de déclaration sur OPERAT. Ils peuvent intervenir sur des missions précises, comme le choix de l’année de référence ou la préparation des données, ou proposer un suivi complet sur plusieurs années. Leur connaissance approfondie des réglementations et des solutions techniques permet de sécuriser vos démarches et d’optimiser vos résultats.
Les solutions logicielles de gestion énergétique (EMS)
Les systèmes de gestion de l’énergie (EMS) sont des outils informatiques conçus pour collecter, analyser et visualiser vos données de consommation. Ils facilitent grandement la saisie des informations sur la plateforme OPERAT, souvent par l’intermédiaire d’interfaces dédiées. L’utilisation d’un EMS permet non seulement de simplifier la déclaration annuelle, mais aussi d’assurer un suivi continu de vos performances énergétiques tout au long de l’année. Ces outils sont essentiels pour une gestion proactive de l’énergie.
Se former aux exigences du décret tertiaire
Comprendre les tenants et aboutissants du décret tertiaire est une étape importante. Des formations existent pour vous permettre de maîtriser les obligations réglementaires, les modalités de déclaration sur OPERAT et les stratégies d’amélioration de la performance énergétique. Acquérir ces connaissances vous rendra plus autonome dans la gestion de vos obligations et vous permettra de mieux dialoguer avec les professionnels qui vous accompagnent. Une bonne compréhension du dispositif est la première pierre d’une mise en conformité réussie pour le suivi des consommations.
La complexité du décret tertiaire et de la plateforme OPERAT ne doit pas être un frein. L’accompagnement, qu’il soit humain ou technologique, est conçu pour simplifier vos démarches et transformer une contrainte réglementaire en une opportunité d’amélioration de la performance de vos bâtiments.
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En résumé : le décret tertiaire, une démarche à anticiper
Voilà, nous avons fait le tour de ce qu’il faut savoir sur le décret tertiaire et la plateforme OPERAT. Ce n’est pas une mince affaire, je vous l’accorde. Il faut bien comprendre que déclarer ses consommations, c’est la première étape. Le vrai défi, c’est de mettre en place des actions concrètes pour réduire cette consommation. Pensez-y comme à un marathon, pas un sprint. La bonne nouvelle, c’est qu’en s’y prenant sérieusement, on peut non seulement respecter la loi, mais aussi faire des économies et rendre nos bâtiments plus agréables. N’attendez pas le dernier moment pour vous y mettre, car chaque année compte pour atteindre les objectifs fixés. C’est un travail de longue haleine, mais nécessaire pour l’avenir.
Questions Fréquemment Posées
Qu’est-ce que le décret tertiaire et pourquoi doit-on déclarer sur OPERAT ?
Le décret tertiaire, c’est une règle qui demande aux grands bâtiments (plus de 1000 m²) de consommer moins d’énergie. OPERAT est le site officiel où l’on doit dire combien d’énergie ces bâtiments ont utilisé chaque année. C’est comme un grand bilan pour s’assurer que tout le monde fait des efforts pour économiser l’énergie.
Qui est obligé de déclarer ses consommations sur OPERAT ?
Ce sont principalement les personnes qui possèdent ou louent des bâtiments pour des activités comme des bureaux, des magasins, des écoles ou des hôpitaux, si ces bâtiments font plus de 1000 mètres carrés. En gros, si ton bâtiment est assez grand et sert à travailler ou à offrir des services, tu dois faire une déclaration.
Comment savoir si mon bâtiment est concerné par le décret tertiaire ?
Il faut regarder la taille de ton bâtiment. Si la surface totale où se déroulent les activités tertiaires (bureaux, commerces, etc.) dépasse 1000 m², alors oui, il est concerné. Il existe quelques exceptions, comme les lieux de culte ou les bâtiments pour la défense, mais en général, si c’est un grand bâtiment tertiaire, il faut s’en occuper.
Que faut-il déclarer sur la plateforme OPERAT ?
Tu dois donner des informations sur ton bâtiment, comme son type d’activité et sa taille. Ensuite, le plus important est de renseigner la quantité d’énergie que le bâtiment a consommée pendant une année entière (électricité, gaz, etc.). Il faut aussi choisir une année de référence pour comparer.
Que se passe-t-il si je ne déclare pas mes consommations ou si je ne respecte pas les objectifs ?
Si tu ne fais pas ta déclaration, ou si ton bâtiment ne réduit pas assez sa consommation d’énergie, il y a des risques. L’État peut te rappeler à l’ordre, publier ton nom pour montrer que tu n’es pas en règle, et même te mettre une amende. C’est mieux de faire les choses correctement.
Comment puis-je réduire ma consommation d’énergie pour respecter le décret tertiaire ?
Il y a plusieurs astuces ! On peut commencer par bien régler le chauffage et la climatisation, éteindre les lumières quand on quitte une pièce, et mieux isoler le bâtiment. Parfois, changer des vieilles ampoules pour des LED ou des équipements plus modernes aide beaucoup aussi. C’est une combinaison de bonnes habitudes et de petits travaux.
Est-ce que je peux demander à quelqu’un d’autre de faire la déclaration sur OPERAT pour moi ?
Oui, c’est possible ! Tu peux donner une autorisation à quelqu’un d’autre, qu’on appelle un mandataire. Ce peut être une entreprise spécialisée dans l’énergie ou un expert qui s’occupera de faire les démarches à ta place. C’est pratique si tu n’as pas le temps ou si tu veux être sûr que tout est bien fait.
Qu’est-ce que la notation ‘Éco Énergie Tertiaire’ sur l’attestation OPERAT ?
C’est un peu comme une note pour ton bâtiment. L’attestation OPERAT te dit si tu es sur la bonne voie pour réduire ta consommation d’énergie. Si tu fais bien, tu auras des ‘feuilles vertes’, comme une bonne note. Si tu ne fais pas assez d’efforts, tu auras une ‘feuille grise’. Ça permet de voir où tu en es.

Thibault Mouillefarine est responsable éditorial de Solencia, une plateforme dédiée à la compréhension, à la qualification et à l’accélération des projets photovoltaïques professionnels. Fondateur de Millennium Digital, agence spécialisée en stratégie digitale B2B, il accompagne les entreprises dans la transformation de sujets complexes en parcours de décision clairs et orientés résultats. Les contenus publiés sur Solencia s’appuient sur des sources publiques et institutionnelles : textes réglementaires, documentation Enedis, données CRE, informations EDF OA, ressources ADEME et publications officielles liées à l’énergie.