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Audit énergétique d’un bâtiment tertiaire : méthode, obligations et résultats

L’audit énergétique d’un bâtiment tertiaire est devenu un passage obligé pour de nombreuses entreprises. Il ne s’agit pas seulement d’une obligation réglementaire, mais surtout d’un outil pratique pour comprendre où va votre énergie, réduire vos consommations et préparer les décisions à venir sur votre bâtiment.

Avec le Décret Tertiaire, les obligations BACS/GTB et la loi APER, les entreprises doivent désormais raisonner à la fois en économies d’énergie, en pilotage du bâtiment et en production d’énergies renouvelables.

Dans ce contexte, l’audit énergétique d’un bâtiment tertiaire permet de savoir quoi prioriser : sobriété, rénovation, modernisation des équipements, photovoltaïque en toiture ou solution de végétalisation lorsque le site est concerné.

Points Clés de l’Audit Énergétique Bâtiment Tertiaire

  • L’audit énergétique tertiaire permet de faire le point sur la consommation d’énergie d’un bâtiment, d’identifier les sources de gaspillage et de proposer des solutions concrètes pour réduire les dépenses.
  • L’audit peut aussi aider à anticiper la loi APER en identifiant si le bâtiment est concerné par une obligation de production d’énergies renouvelables ou de végétalisation en toiture, et si le photovoltaïque constitue une réponse pertinente.
  • La réalisation d’un audit suit une méthodologie précise, incluant l’analyse des documents, une visite des lieux et une modélisation pour évaluer la performance énergétique.
  • Les résultats de l’audit se traduisent par des scénarios de travaux chiffrés, avec une estimation des économies potentielles et du retour sur investissement.
  • Le cadre réglementaire, notamment le décret tertiaire et les évolutions futures, rend cet audit de plus en plus important pour la mise en conformité des bâtiments.
  • Faire réaliser un audit énergétique tertiaire par un professionnel qualifié apporte des bénéfices économiques, environnementaux et permet de s’adapter aux futures exigences légales.

Comprendre l’audit énergétique d’un bâtiment tertiaire

L’audit énergétique d’un bâtiment tertiaire, c’est un peu comme faire un bilan de santé complet pour votre immeuble. Il s’agit d’une démarche structurée qui vise à examiner en détail comment votre bâtiment consomme de l’énergie. L’objectif principal est de repérer les gaspillages et d’identifier les pistes d’amélioration concrètes pour réduire votre consommation. C’est une étape clé, surtout avec les réglementations qui évoluent et la nécessité de rendre nos bâtiments plus performants.

Définition et objectifs de l’audit énergétique tertiaire

Concrètement, un audit énergétique tertiaire est une évaluation approfondie de la performance énergétique d’un bâtiment. Il ne se limite pas à regarder les factures ; il analyse l’enveloppe du bâtiment (isolation, fenêtres), les systèmes de chauffage, de ventilation, de climatisation (CVC), l’éclairage, et même certains usages spécifiques liés à votre activité. L’idée est de dresser un portrait précis de la consommation actuelle pour pouvoir ensuite proposer des solutions adaptées. L’objectif est double : réduire les coûts énergétiques et diminuer l’impact environnemental.

Distinction entre évaluation technique et plan d’actions

Il est important de comprendre que l’audit se divise en deux grandes parties. D’abord, il y a l’évaluation technique : c’est là qu’on mesure les performances actuelles, qu’on identifie les déperditions thermiques et qu’on évalue l’état des équipements. Ensuite, sur la base de ce diagnostic, on élabore un plan d’actions. Ce plan propose des scénarios de travaux, classés par ordre de priorité, avec une estimation des coûts, des économies potentielles et du temps de retour sur investissement. C’est cette combinaison qui rend l’audit vraiment utile pour prendre des décisions éclairées.

Importance de l’audit énergétique dans le contexte actuel

Dans le contexte actuel, où les enjeux climatiques et la hausse des coûts de l’énergie sont au premier plan, l’audit énergétique prend tout son sens. Il permet non seulement de se conformer aux obligations réglementaires, comme le décret tertiaire, mais aussi de réaliser des économies substantielles. C’est un outil qui aide les entreprises à mieux gérer leurs ressources, à améliorer le confort de leurs occupants et à s’inscrire dans une démarche de développement durable. L’audit fournit une feuille de route claire pour optimiser la performance énergétique de votre bâtiment tertiaire.

Méthodologie de réalisation d’un audit énergétique tertiaire

Bâtiment tertiaire moderne sous un ciel bleu clair.

La réalisation d’un audit énergétique pour un bâtiment tertiaire suit une démarche structurée, principalement guidée par la norme NF EN 16247. Cette méthodologie vise à obtenir une image fidèle de la consommation énergétique et à identifier les pistes d’amélioration les plus pertinentes.

Analyse documentaire et collecte des données énergétiques

La première étape consiste à rassembler et examiner tous les documents pertinents. Cela inclut les factures d’énergie sur plusieurs années pour comprendre les tendances de consommation, les plans du bâtiment, les schémas des installations techniques (chauffage, ventilation, climatisation, éclairage), ainsi que les données d’exploitation existantes. L’objectif est de cerner les usages énergétiques dominants et de repérer les variations saisonnières ou annuelles. Cette phase préliminaire permet de définir le périmètre exact de l’audit et de préparer la visite sur site. Il est important de bien définir l’année de référence pour les futures comparaisons, surtout dans le cadre du décret tertiaire.

Visite technique approfondie du site et des installations

Une fois la documentation analysée, l’auditeur se rend sur place pour une inspection détaillée. Il évalue l’état réel de l’enveloppe du bâtiment (isolation des murs, toitures, sols, fenêtres) et le fonctionnement des systèmes techniques. Cela comprend le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, la ventilation, la climatisation, l’éclairage, ainsi que les systèmes de régulation et de gestion technique du bâtiment (GTB). L’auditeur observe les équipements en fonctionnement, vérifie leur performance et les compare aux données collectées. Des entretiens avec le personnel technique et les occupants peuvent aussi avoir lieu pour mieux comprendre les pratiques d’utilisation et les éventuels dysfonctionnements.

Modélisation thermique et bilan énergétique détaillé

À partir des données collectées et des observations faites sur site, l’auditeur réalise une modélisation thermique du bâtiment. Ce travail permet de simuler les flux énergétiques et de quantifier précisément les consommations par usage (chauffage, climatisation, éclairage, etc.). Le bilan énergétique met en évidence les sources majeures de consommation et les principaux postes de déperdition thermique. Cette analyse comparative avec des bâtiments de référence permet d’identifier les potentiels d’économies d’énergie les plus importants. Les résultats sont ensuite présentés dans un rapport clair, détaillant les performances actuelles et proposant des pistes d’amélioration concrètes.

La rigueur dans la collecte des données et la précision de la modélisation sont les garants de la fiabilité des recommandations formulées dans l’audit énergétique.

Contenu et livrables d’un audit énergétique tertiaire

L’audit énergétique d’un bâtiment tertiaire est une démarche structurée qui vise à fournir une image claire de la performance énergétique actuelle et à proposer des pistes d’amélioration concrètes. Il ne s’agit pas seulement d’un diagnostic, mais d’un véritable outil d’aide à la décision pour planifier des travaux de rénovation.

Identification des sources de consommation et des déperditions

La première étape consiste à dresser un inventaire précis de la manière dont l’énergie est consommée dans le bâtiment. Cela inclut l’analyse des systèmes de chauffage, de ventilation, de climatisation (CVC), de l’éclairage, de la production d’eau chaude sanitaire, ainsi que des équipements électriques spécifiques aux usages du bâtiment. Parallèlement, l’audit identifie les points faibles de l’enveloppe du bâtiment qui entraînent des pertes de chaleur. On pense notamment à l’isolation des combles, des murs, des planchers, ainsi qu’aux ponts thermiques et aux infiltrations d’air. L’objectif est de quantifier ces déperditions pour mieux cibler les interventions. La norme NF EN 16247 détaille les exigences pour cette analyse, notamment en ce qui concerne la mesure des consommations pour les usages significatifs .

Scénarios de travaux gradués et hiérarchisés

Suite à l’analyse, l’auditeur propose plusieurs scénarios de travaux. Ces scénarios sont généralement présentés de manière graduée, allant des actions les plus simples et rapides à mettre en œuvre (comme l’optimisation des réglages des systèmes) aux rénovations plus importantes et structurelles (isolation par l’extérieur, remplacement des menuiseries, mise à niveau des systèmes CVC). Chaque scénario est conçu pour répondre aux obligations réglementaires, comme celles du Décret Tertiaire, et est évalué selon son efficacité potentielle, sa faisabilité technique et son coût.

Estimation des coûts, économies potentielles et retour sur investissement

Pour chaque scénario de travaux proposé, l’audit fournit des informations chiffrées essentielles à la prise de décision. Cela comprend une estimation prévisionnelle des coûts d’investissement, le potentiel d’économies d’énergie réalisables (exprimé en kWh Cumac), ainsi qu’une analyse du retour sur investissement (ROI). L’audit détaille également les aides financières mobilisables, qu’il s’agisse des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), des dispositifs de l’ADEME ou des soutiens des collectivités locales. Un élément souvent inclus est l’analyse du coût de l’inaction, qui met en perspective les dépenses futures liées au vieillissement des équipements ou à la baisse de performance si aucune mesure n’est prise.

L’ensemble de ces éléments constitue un dossier complet permettant aux gestionnaires de bâtiments de planifier une stratégie de rénovation énergétique pertinente et économiquement viable, tout en respectant les cadres réglementaires en vigueur.

Obligations réglementaires et évolutions futures

Le cadre réglementaire entourant l’audit énergétique dans le secteur tertiaire est en pleine mutation, notamment avec les évolutions prévues pour 2026. Ces changements visent à renforcer l’efficacité énergétique et à aligner les pratiques françaises avec les directives européennes. Il est donc primordial pour les entreprises de se tenir informées pour anticiper ces nouvelles exigences.

Conformité avec le décret tertiaire et les normes européennes

Le décret tertiaire, entré en vigueur pour imposer des objectifs de réduction de consommation d’énergie aux bâtiments tertiaires, est un pilier de la réglementation actuelle. Il impose des réductions progressives d’ici 2050. L’audit énergétique est un outil clé pour évaluer la performance actuelle d’un bâtiment et définir un plan d’actions pertinent pour atteindre ces objectifs. La norme européenne NF EN 16247 encadre d’ailleurs la méthodologie de réalisation de ces audits, garantissant une approche structurée et comparable.

Loi APER : un enjeu complémentaire à l’audit énergétique

La loi APER ne remplace pas le Décret Tertiaire et ne se confond pas avec l’audit énergétique. Elle ajoute toutefois une question décisive pour de nombreux bâtiments professionnels : le site doit-il intégrer une production d’énergies renouvelables, une toiture végétalisée ou un dispositif équivalent ? Pour les constructions, extensions ou rénovations lourdes de certains bâtiments tertiaires, commerciaux, industriels, administratifs ou logistiques, l’obligation peut porter sur une partie de la toiture. Le photovoltaïque devient alors une option de conformité, mais aussi un levier économique lorsqu’il est bien dimensionné par rapport aux consommations du site. L’audit énergétique permet justement de replacer cette décision dans une stratégie cohérente : réduire les besoins, améliorer les équipements, vérifier le potentiel solaire et arbitrer entre les solutions possibles.

Évolutions réglementaires prévues pour 2026

À partir d’octobre 2026, une évolution majeure redéfinit le périmètre de l’obligation d’audit. Désormais, ce ne sera plus la seule typologie de bâtiment qui déterminera l’obligation, mais surtout la consommation énergétique réelle de l’entreprise. Les entreprises dont la consommation d’énergie finale dépasse un certain seuil, fixé à 2,75 GWh par an en moyenne sur les trois dernières années, seront concernées. Ce changement, issu de la transposition d’une directive européenne, élargit potentiellement le nombre d’entités soumises à cette obligation. L’audit devra couvrir au minimum 80% de la consommation énergétique finale de l’entreprise, incluant potentiellement les bâtiments, les procédés industriels, les transports internes et d’autres usages significatifs.

Exemptions possibles pour les entreprises certifiées ISO 50001

Pour les très gros consommateurs d’énergie, dont la consommation dépasse 23,6 GWh/an, une obligation supplémentaire est prévue à horizon 2027 : la mise en place d’un système de management de l’énergie (SME). Les entreprises qui parviennent à obtenir une certification ISO 50001 pour leur SME, couvrant l’ensemble du périmètre concerné, peuvent être exemptées de l’obligation de réaliser un audit énergétique réglementaire. Cette certification atteste d’une démarche structurée et continue d’amélioration de la performance énergétique. Il est important de noter que l’audit énergétique reste un préalable utile pour identifier les pistes d’amélioration qui pourront ensuite être intégrées dans le cadre d’un SME.

La réglementation évolue pour mieux cibler les plus grands consommateurs d’énergie. L’audit énergétique devient un outil plus large, s’adaptant aux consommations réelles plutôt qu’à la seule classification des bâtiments.

Professionnels habilités à réaliser l’audit énergétique

Pour qu’un audit énergétique tertiaire soit reconnu et utile, il doit être mené par des experts qualifiés. Ce n’est pas une tâche à prendre à la légère, car la fiabilité des résultats dépend directement des compétences de la personne qui réalise l’audit. Il faut s’assurer que le professionnel choisi possède les connaissances techniques et réglementaires nécessaires.

Qualifications et certifications requises pour les auditeurs

La première chose à vérifier, c’est la certification de l’auditeur. Pour être en règle, notamment avec la norme NF EN 16247, le professionnel doit être certifié par un organisme accrédité. En France, des organismes comme l’OPQIBI, le LNE ou AFNOR Certification délivrent ces certifications. Ces labels attestent que l’auditeur a les compétences pour analyser en détail les consommations d’énergie d’un bâtiment tertiaire et proposer des solutions concrètes. Il est impératif que l’auditeur soit indépendant pour garantir l’objectivité de son rapport.

Types de professionnels autorisés : bureaux d’études, ingénieurs, consultants

Plusieurs types de structures et de professionnels sont habilités à réaliser ces audits. On retrouve souvent des bureaux d’études spécialisés dans l’énergie et le bâtiment. Ces équipes regroupent des ingénieurs énergéticiens qui ont une connaissance approfondie des systèmes de chauffage, de ventilation, de climatisation et d’éclairage. Des consultants indépendants en efficacité énergétique peuvent aussi intervenir. Parfois, des architectes ayant suivi des formations spécifiques peuvent également mener ces audits, surtout s’ils ont une double compétence bâtiment et systèmes techniques. L’important est qu’ils maîtrisent à la fois la thermique du bâtiment et les équipements techniques. Il est conseillé de regarder leurs références sur des projets similaires au vôtre.

Critères de choix d’un prestataire qualifié

Choisir le bon prestataire est une étape clé. Au-delà de la certification, il faut s’assurer de l’indépendance du professionnel. Il ne doit avoir aucun lien commercial avec des entreprises qui pourraient réaliser les travaux préconisés, afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Une bonne communication est aussi importante ; l’auditeur doit pouvoir expliquer clairement sa méthodologie et ses conclusions. N’hésitez pas à demander plusieurs devis et à comparer les approches proposées. Une visite préliminaire du site par le prestataire peut aussi être un bon indicateur de son sérieux et de sa compréhension de vos enjeux. L’objectif est d’obtenir un audit énergétique fiable qui servira de base solide à votre plan d’action.

Bénéfices économiques et environnementaux de l’audit

Réduction significative des factures d’énergie

L’un des avantages les plus directs d’un audit énergétique est la diminution notable des dépenses énergétiques. En identifiant précisément où l’énergie est consommée et où des pertes se produisent, l’audit permet de cibler les actions les plus efficaces. Il ne s’agit pas seulement de changer des ampoules, mais d’analyser en profondeur les systèmes de chauffage, de climatisation, d’éclairage et l’isolation du bâtiment. Une meilleure gestion de ces postes peut entraîner des économies substantielles, parfois de l’ordre de 20 à 30% sur les factures annuelles. Cela se traduit par une amélioration directe de la rentabilité de l’entreprise.

Contribution à la transition énergétique et à la réduction des GES

Au-delà des aspects financiers, l’audit énergétique joue un rôle clé dans l’engagement d’une entreprise envers la transition écologique. En réduisant sa consommation d’énergie, une organisation diminue mécaniquement ses émissions de gaz à effet de serre (GES). C’est une démarche concrète pour contribuer à la lutte contre le changement climatique et pour améliorer son image de marque auprès des clients, partenaires et employés. L’audit fournit une feuille de route claire pour atteindre des objectifs de performance environnementale.

Amélioration de la performance globale du bâtiment

Un audit énergétique ne se limite pas à l’énergie. Il offre une vision holistique de l’état du bâtiment. Les recommandations peuvent concerner l’amélioration du confort des occupants, la valorisation du patrimoine immobilier, ou encore la préparation du bâtiment aux futures réglementations thermiques. Voici quelques exemples d’améliorations potentielles :

  • Optimisation des systèmes de ventilation pour une meilleure qualité de l’air intérieur.
  • Mise à niveau de l’isolation pour un confort thermique accru en toutes saisons.
  • Modernisation des équipements pour une fiabilité et une efficacité accrues.
  • Intégration de solutions de gestion technique du bâtiment (GTB) pour un pilotage plus fin des consommations.

L’audit énergétique est un investissement stratégique qui permet non seulement de réaliser des économies financières immédiates, mais aussi de positionner l’entreprise comme un acteur responsable sur le plan environnemental, tout en améliorant la qualité de ses locaux.

Financement des audits énergétiques dans le tertiaire

Bâtiment tertiaire moderne avec un éclairage naturel.

Dispositifs d’aide de l’ADEME

L’Agence de la transition écologique (ADEME) joue un rôle important dans le soutien financier des audits énergétiques pour les bâtiments tertiaires. Elle propose des subventions qui peuvent couvrir une partie significative des coûts. Le taux de prise en charge varie selon la taille de l’entreprise : les petites entreprises peuvent bénéficier d’une aide allant jusqu’à 70%, les moyennes entreprises jusqu’à 60%, et les grandes entreprises jusqu’à 50%. Il est important de noter que ces aides sont plafonnées, généralement à 50 000 euros pour les diagnostics eux-mêmes. Ces dispositifs visent à encourager les acteurs du tertiaire à réaliser ces évaluations, même lorsque l’audit n’est pas strictement obligatoire.

Soutien financier des collectivités territoriales

Au-delà des aides nationales, de nombreuses collectivités territoriales, qu’il s’agisse de régions, de départements ou de communes, ont mis en place leurs propres programmes de soutien. Ces dispositifs locaux peuvent venir compléter les aides de l’ADEME et offrir des conditions encore plus avantageuses. Il est donc conseillé de se renseigner auprès des instances locales pour connaître les opportunités de financement spécifiques à votre territoire. Par exemple, certains programmes ciblent particulièrement les établissements scolaires, augmentant significativement le taux de subvention pour les audits énergétiques.

Mobilisation des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)

Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) représentent une autre source de financement non négligeable pour les audits énergétiques dans le secteur tertiaire. Ce dispositif, porté par les fournisseurs d’énergie, permet de valoriser les actions d’efficacité énergétique. Un audit énergétique bien mené, qui débouche sur des travaux de rénovation, peut ouvrir droit à des CEE. Il est possible de mobiliser ces certificats pour financer tout ou partie de l’audit lui-même, ou pour réduire le coût des travaux préconisés. Une bonne ingénierie financière peut permettre de maximiser les primes CEE disponibles, rendant ainsi le projet d’audit plus accessible. Les entreprises certifiées ISO 50001 peuvent également bénéficier d’un accompagnement spécifique dans le cadre de ces dispositifs, notamment pour les sites à forte consommation énergétique.

Cas spécifiques et périmètre de l’audit

L’audit énergétique d’un bâtiment tertiaire n’est pas une démarche unique et standardisée. Son application et son étendue varient considérablement en fonction de la nature du bâtiment, de ses usages et des objectifs fixés. Il est donc essentiel de bien définir le périmètre d’analyse dès le départ pour garantir la pertinence et l’efficacité de l’audit.

Adaptation de l’audit aux différents types de bâtiments tertiaires

Chaque type de bâtiment tertiaire présente des défis spécifiques. Un bureau, un centre commercial, un hôpital ou un entrepôt logistique n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes sources de consommation énergétique. Par exemple, dans un centre commercial, le chauffage, la ventilation, la climatisation (CVC) et l’éclairage représentent souvent une part prépondérante des dépenses. Pour un entrepôt, les besoins en éclairage peuvent être importants, mais les systèmes de CVC moins complexes. L’audit doit donc être adapté pour cibler les postes les plus significatifs pour chaque typologie.

Définition précise du périmètre d’analyse

La définition du périmètre est une étape clé. Elle consiste à délimiter clairement les zones, les installations et les équipements qui seront étudiés. Cela peut inclure un ou plusieurs bâtiments, des zones spécifiques au sein d’un bâtiment, ou même des équipements techniques centraux qui desservent plusieurs entités. Il est important que ce périmètre soit cohérent avec les objectifs de l’audit et les obligations réglementaires, comme celles imposées par le décret tertiaire. L’objectif est de couvrir au moins 80% de la consommation énergétique finale de l’entité auditée.

Prise en compte des usages spécifiques et du comportement des occupants

Au-delà des aspects techniques, l’audit doit considérer les usages réels de l’énergie et le comportement des occupants. Par exemple, dans un immeuble de bureaux, les horaires d’occupation, l’utilisation des équipements informatiques, ou encore les réglages de température par les employés influencent directement la consommation. De même, dans un établissement de santé, les besoins en ventilation et en production d’eau chaude sanitaire sont souvent plus importants et continus. Une analyse approfondie des pratiques et des habitudes permet d’identifier des pistes d’économies souvent négligées, qui ne relèvent pas uniquement de l’amélioration technique des installations mais aussi de l’optimisation des usages.

Voici les principaux éléments à considérer pour définir le périmètre et les usages :

  • Bâtiments concernés : Liste exhaustive des bâtiments inclus dans l’audit.
  • Installations techniques : Systèmes de chauffage, ventilation, climatisation, production d’eau chaude, éclairage, etc.
  • Équipements spécifiques : Matériel informatique, machines industrielles, équipements médicaux, etc.
  • Usages énergétiques : Chauffage, climatisation, éclairage, ventilation, procédés, eau chaude sanitaire, etc.
  • Comportements : Horaires d’occupation, réglages des thermostats, utilisation des équipements par les occupants.

L’élargissement du périmètre d’audit, notamment depuis les évolutions réglementaires, peut inclure non seulement les bâtiments mais aussi les procédés industriels, les transports internes et tout autre usage significatif de l’énergie. Cette approche globale permet une meilleure identification des potentiels d’économies. L’audit énergétique est une démarche qui vise à identifier les flux énergétiques et les pistes d’amélioration, en accord avec les nouvelles obligations en vigueur.

Il est également important de noter que la méthodologie de l’audit doit rester encadrée par la norme NF EN 16247, qui fournit un cadre pour la réalisation de ces études.

Dans cette section, nous examinons les cas particuliers et le cadre de notre audit. Nous voulons nous assurer que tout est clair pour vous. Si vous avez des questions ou si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont nous pouvons vous aider, n’hésitez pas à visiter notre site web pour plus d’informations.

Un outil indispensable pour l’avenir énergétique de votre bâtiment

En résumé, l’audit énergétique d’un bâtiment tertiaire n’est pas juste une formalité administrative. C’est une démarche vraiment utile pour comprendre où va votre énergie, trouver des moyens de moins en consommer et, au final, faire baisser vos factures. Avec les nouvelles règles qui arrivent, notamment en 2026, s’y prendre maintenant est une bonne idée. Ça vous permet de planifier tranquillement les travaux nécessaires, de chercher les aides financières disponibles et de vous assurer que votre bâtiment est prêt pour les exigences futures. C’est un investissement qui a du sens, tant pour votre portefeuille que pour la planète.

Questions Fréquemment Posées

C’est quoi un audit énergétique pour un bâtiment comme un bureau ou un magasin ?

C’est comme faire un bilan de santé pour l’énergie d’un bâtiment. On regarde où l’énergie est utilisée, où il y a du gaspillage, et on propose des solutions pour dépenser moins et être plus écologique. C’est plus poussé qu’une simple vérification.

Pourquoi faire cet audit, est-ce obligatoire ?

Oui, c’est souvent obligatoire, surtout pour les grands bâtiments tertiaires, à cause de lois comme le ‘décret tertiaire’. L’idée est de réduire notre consommation d’énergie pour aider la planète et aussi pour faire des économies sur les factures.

Qui peut faire cet audit ?

Ce n’est pas n’importe qui. Il faut que ce soit un professionnel qualifié et certifié, comme un bureau d’études spécialisé ou un ingénieur en énergie. Ils ont les connaissances pour bien analyser le bâtiment.

Qu’est-ce qu’on obtient après l’audit ?

On reçoit un rapport détaillé. Il explique où va l’énergie, quels sont les problèmes, et surtout, il propose des travaux à faire, classés par ordre d’importance et de coût. On sait combien ça va coûter, combien on va économiser, et combien de temps il faudra pour que l’investissement soit rentabilisé.

Est-ce que ça coûte cher de faire cet audit ?

Le prix varie selon la taille du bâtiment et la complexité. Mais il existe des aides financières, comme celles de l’ADEME ou des aides locales, qui peuvent payer une partie importante de cet audit, surtout pour les petites et moyennes entreprises.

Qu’est-ce que le ‘décret tertiaire’ ?

C’est une loi qui oblige les grands bâtiments (plus de 1000 m²) à réduire leur consommation d’énergie sur plusieurs années. L’audit aide à savoir comment atteindre ces objectifs.

Si une entreprise a la certification ISO 50001, est-elle obligée de faire l’audit ?

Non, avoir cette certification prouve déjà que l’entreprise gère bien son énergie. Donc, elle est souvent dispensée de faire l’audit énergétique obligatoire.

Quels sont les bénéfices concrets d’un audit énergétique ?

Les bénéfices sont doubles : on réduit les factures d’énergie, ce qui est bon pour le portefeuille de l’entreprise, et on participe à la protection de l’environnement en diminuant la pollution et les émissions de gaz à effet de serre.

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